La nuit de dimanche à lundi a été fatale pour 26 agneaux en Haute-Marne. Mais elle a aussi été fatale à la vocation d'un jeune éleveur. Pour Louis-Baptiste Brutel, installé depuis 2019, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Après six ans d’efforts anéantis par quinze attaques en seulement douze mois, l’homme a annoncé qu’il raccrochait définitivement.
"Je ne vais pas me battre toute ma vie"
Les mots sont durs, mais ils reflètent une réalité insoutenable. Comme le rapportent nos confrères de Ouest-France, l'éleveur est à bout de nerfs : « Je ne vais pas me battre toute ma vie, j’arrête. Je ne veux surtout plus d’élevage. Je suis dégoûté. »
Sa décision est compréhensible. Lors de cette nouvelle incursion nocturne, sur les 140 agneaux présents dans la parcelle, six ont été tués sur le coup et vingt autres, atrocement blessés, ont dû être euthanasiés pour abréger leurs souffrances. L’Office Français de la Biodiversité (OFB), venu constater les dégâts ce 13 janvier, est malheureusement devenu un visiteur habituel dans le secteur de Sarrey. À Noël déjà, un autre troupeau avait été décimé au même endroit.
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Un département submergé
Les chiffres de la Haute-Marne donnent le vertige et expliquent ce découragement. Le département a enregistré plus de 190 attaques en 2025, causant la mort de plus de 800 animaux d'élevage. La comparaison avec l'année précédente est effrayante : un an plus tôt, on ne comptait "que" 22 attaques. L'explosion démographique de la meute locale (avec 7 nouveaux louveteaux) a transformé la zone en terrain de chasse ouvert.
Face à cette situation, les agriculteurs réclament une régulation plus ferme. Pour les opérations de défense des troupeaux (tirs de défense simple ou renforcée), l'efficacité est primordiale pour stopper l'attaque proprement. Sur France-Chasse.com, nous rappelons l'importance de choisir des Munitions pour carabines de chasse adaptées, offrant un pouvoir d'arrêt suffisant pour ces tirs de régulation souvent effectués dans des conditions difficiles.
Si Sébastien Lecornu a promis un projet de loi d’urgence sur la prédation attendu en mars, pour Louis-Baptiste Brutel, il est déjà trop tard.