La série noire continue en Creuse. Alors que cette maladie virale n'avait jamais été constatée dans le département avant novembre 2025, la préfecture vient de confirmer que l'épidémie gagne du terrain. Un troisième sanglier sauvage a été testé positif en l'espace de deux mois.
Le premier cas avait été détecté le 22 novembre à Clugnat. Depuis, le virus a été identifié sur les communes de Toulx-Sainte-Croix et Bétête. La préfecture précise même qu'un quatrième cas est en cours de confirmation sur la commune de Bord-Saint-Georges.
Une chienne de chasse victime du virus
Ce qui effraie le plus les chasseurs, c'est la transmission du virus à leurs auxiliaires. La rumeur circulait depuis quelques semaines, elle est désormais confirmée : une chienne de chasse a été infectée et est morte en novembre. Pour les carnivores, la "pseudo-rage" ne pardonne pas. Les symptômes sont terribles : prurit intense (grattages frénétiques), salivation excessive et troubles nerveux. La mort survient inéluctablement en 24 à 48 heures. Il n'existe aucun traitement curatif une fois les symptômes déclarés.
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Éviter le contact direct
Face à ce danger mortel, la Fédération départementale des chasseurs de la Creuse recommande vivement la vaccination (un protocole lourd mais vital). Sur le terrain, la présidente de la FDC 23, Claire Thiériot, appelle à la rigueur : « Ce qu’on demande à nos chasseurs, c’est d’éviter que nos chiens mordent directement dans le gibier qui a été touché ».
Vigilance pour les élevages porcins
Si la maladie est inoffensive pour l'homme, elle est dévastatrice pour les suidés (porcs et sangliers). Le risque de voir la faune sauvage contaminer les élevages de porcs creusois est pris très au sérieux. La préfecture a rappelé les mesures de biosécurité indispensables : clôtures étanches, sas sanitaires et stricte séparation entre les activités de chasse et d'élevage.