Ce n'est pas l'œuvre du vent, ni de l'usure du temps. Sur le territoire de chasse des Bacarous, à Nestier (Hautes-Pyrénées), les chasseurs ont découvert avec stupeur que plusieurs de leurs installations avaient été littéralement mises à terre. Face à cet acharnement méthodique, la société de chasse locale a décidé de ne pas laisser passer : une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie, qui a déjà effectué les premières constatations.
S'attaquer aux miradors, c'est s'attaquer à la sécurité
Les auteurs de ces dégradations, probablement motivés par une idéologie anti-chasse, ignorent sans doute qu'ils mettent des vies en danger. Le mirador n'est pas qu'un confort : c'est l'outil numéro un de la sécurité balistique. En surélevant le chasseur, il permet le "tir fichant" (la balle termine sa course dans le sol immédiatement après la cible). Le détruire oblige les chasseurs à tirer depuis le sol, réduisant les angles de sécurité et la visibilité.
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Compenser la perte de visibilité
Ces actes de vandalisme surviennent alors que la régulation du sanglier est cruciale pour les agriculteurs du secteur, victimes de dégâts croissants. Si les chasseurs doivent opérer sans leurs postes surélevés le temps des réparations, la visibilité sur la traque sera considérablement réduite au milieu de la végétation.
L'enquête suit son cours. Rappelons que les auteurs de telles dégradations encourent jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.