Ce n'est plus une simple statistique, c'est une réalité médicale brutale. Depuis le début du mois, la leptospirose, surnommée la maladie du rat, a envoyé trois jeunes adultes en réanimation en Bourgogne-Franche-Comté. En Bretagne, le verdict est tombé pour un chien : un décès foudroyant. Pour les chasseurs, qui arpentent les zones boueuses et les marais, le signal d'alarme est tiré.
Une bactérie invisible mais redoutable
La leptospirose n'est pas une maladie du passé. Avec 300 à 600 cas humains par an en France, elle gagne du terrain. Si les récents cas humains semblent liés à des rats d'animalerie, la bactérie, elle, adore les milieux que nous fréquentons : eaux stagnantes, boues et fossés.
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Attention : Sans traitement, la maladie évolue vers une hémorragie ou une défaillance rénale. Ne négligez jamais un "état grippal" au retour de la chasse.
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Nos chiens : Des cibles prioritaires
Le constat vétérinaire est sans appel : 90 à 100 % de mortalité pour un chien non pris en charge à temps. Même avec des soins, la moitié des animaux succombent. Les chasseurs, dont les chiens traversent ronces et marécages, doivent redoubler de vigilance. Une simple coupure sur un coussinet suffit à la bactérie pour s'engouffrer.
Les 3 réflexes pour sauver votre compagnon :
- Vaccination : Vérifiez vos rappels (indispensables tous les ans).
- Interdiction : Empêchez votre chien de boire dans les flaques ou les eaux croupies.
- Rinçage : Douchez votre chien à l'eau claire après chaque sortie en zone humide.
La nature est notre passion, mais elle ne doit pas devenir un piège. Restez vigilants, pour vous et pour vos chiens.