Le quartier de la Confluence à Lyon est devenu le théâtre d'un bras de fer improbable. Les acteurs ? Des ragondins, une association animaliste (PAZ), la mairie de Lyon et les services de l'État. Si les rongeurs apprécient les bassins du jardin aquatique, leur présence est loin d'être anecdotique : l'espèce est classée "Exotique Envahissante" (EEE) et transporte la redoutable leptospirose.
Stérilisation : L'utopie verte ?
Gautier Chapuis, adjoint à la biodiversité, a officiellement demandé à la préfète de tester la stérilisation en partenariat avec l'école vétérinaire. L'idée : arrêter de "massacrer" ces animaux pour stabiliser la population. Pour la mairie, les campagnes d'abattage passées sont un échec puisque les bassins sont recolonisés en moins de six mois.
Mais la préfecture ne l'entend pas de cette oreille. Elle rappelle un point juridique majeur : la réglementation européenne interdit de relâcher ces animaux dans la nature. Une fois capturés, ils ne peuvent pas être remis à l'eau, même stérilisés.
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La chasse à l'arc : L'arme de la discrétion
Pour l'État, la solution est déjà là et elle fonctionne : la chasse à l'arc. C'est la méthode idéale en milieu urbain. Elle est silencieuse, chirurgicale et sans danger pour les riverains, contrairement aux armes à feu. Les chasseurs à l'arc assurent une régulation discrète là où la densité de population rend toute autre intervention impossible.
Au-delà de la méthode, c'est un enjeu de santé publique. Approcher ou nourrir ces "castors à queue de rat" expose directement les Lyonnais à des risques sanitaires graves.
Pour les passionnés qui interviennent dans ces zones sensibles ou qui arpentent les berges, être bien équipé est une priorité. Une intervention en zone périurbaine demande une grande discrétion et une liberté de mouvement totale. Sur France-Chasse.com, nous conseillons des Vêtements de chasse souples et silencieux. Ils permettent de se fondre dans l'environnement sans attirer l'attention des promeneurs, tout en assurant la protection nécessaire contre l'humidité des berges.
Le duel entre la "sensibilité animale" de la mairie et le pragmatisme sanitaire de la préfecture est loin d'être terminé. Mais en attendant, les flèches des chasseurs restent, légalement, les seules à avoir le dernier mot.