Le Maine-et-Loire fait face à une colonisation de plus en plus visible : la bête noire s'installe en ville. Face à la multiplication des dégâts et aux risques de mauvaises rencontres, la préfecture a décidé de taper du poing sur la table. Le jeudi 5 mars 2026, c'est une véritable opération commando qui va se dérouler aux portes d'Angers, sous la direction d'un lieutenant de louveterie.
Un bouclage total de 7h30 à 16h
Pour garantir la sécurité absolue de l'intervention, la mairie a décrété une interdiction stricte de circulation. Aucun piéton, cycliste ou joggeur ne sera toléré dans le périmètre. L'opération va verrouiller sept espaces verts majeurs articulés autour de l'étang Saint-Nicolas :
- Sur Angers : Les parcs de Belle-Beille et de la Garenne.
- Sur Avrillé : Les Carrières et la Haye.
- Sur Beaucouzé : La queue de l'étang, la Vilnière et les Combes.
Ces fermetures feront sans doute grincer des dents quelques citadins privés de leur promenade dominicale (bien que l'opération se déroule un jeudi), mais elles sont le prix à payer pour endiguer un phénomène qui échappe à tout contrôle.
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Quand la chasse classique ne suffit plus
Ce type de battue administrative lourde démontre une chose : la pression démographique des sangliers a atteint un point de rupture. Réfugiés dans les "coulées vertes" impénétrables et protégés par l'interdiction de chasser à proximité directe des habitations, les suidés prolifèrent avant de ravager les pelouses et d'effrayer les usagers.
Pour les lieutenants de louveterie et les traqueurs réquisitionnés pour ces missions délicates en zone périurbaine, le balisage et la sécurité sont les maîtres mots. Une balle ou un animal acculé en milieu urbain ne pardonne pas.
Espérons que ce grand "nettoyage de printemps" portera ses fruits et calmera les ardeurs des sangliers angevins.