L'affaire remonte à mars 2022, lors d'un contrôle effectué par les agents de l'Office Français de la Biodiversité (OFB) dans une vaste propriété forestière de 225 hectares située dans les Côtes-d’Armor. Les inspecteurs de l'environnement y ont découvert une installation parfaitement organisée mais totalement illégale : un enclos de 3,6 hectares, hermétiquement grillagé et électrifié, abritant une trentaine de sangliers.
Sur place, les constatations ne laissaient planer aucun doute sur la nature de l'activité : les animaux n'étaient pas marqués, et l'enclos disposait d'abreuvoirs ainsi que d'un stock important de betteraves pour le nourrissage. Le propriétaire ne disposait d'aucune autorisation administrative pour détenir ces animaux sauvages en captivité.
La ligne de défense du propriétaire rejetée par la cour d'appel de Rennes
Le propriétaire, un homme de 76 ans, a été poursuivi devant le tribunal de Saint-Brieuc avant que l'affaire ne soit portée devant la cour d'appel de Rennes en février 2026. Pour sa défense, le septuagénaire a soutenu qu'il ne faisait que perpétuer une organisation déjà en place depuis l'achat de sa parcelle il y a dix-neuf ans.
Il affirmait par ailleurs gérer la population de manière équilibrée, en ne relâchant dans sa forêt que l'équivalent des animaux prélevés lors des parties de chasse, et en veillant à ne conserver en enclos que des individus trop jeunes pour se reproduire. Des arguments qui n'ont pas convaincu les magistrats, l'exploitation d'un tel établissement nécessitant des déclarations et un suivi sanitaire strict que le prévenu avait délibérément ignorés.
Une sanction financière significative confirmée en appel
Le délibéré, rendu le 2 avril 2026, confirme la culpabilité du propriétaire forestier. Ce dernier a été condamné à une amende totale de 25 000 euros, dont 15 000 euros assortis du sursis. Il devra donc s'acquitter de 10 000 euros d'amende ferme, une peine légèrement revue à la baisse par rapport au premier jugement mais qui reste exemplaire.
Ce type de pratique marginale nuit gravement à l'image du monde cynégétique et aux efforts de gestion globale des populations de sangliers. En marge de l'illégalité, ces élevages "maison" posent également des problèmes sanitaires et de traçabilité, dans un contexte où la filière chasse s'efforce de prouver son sérieux et sa transparence face aux critiques.
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