Le traumatisme est profond pour Florent Satre, éleveur fromager installé sur la commune des Haies, dans le Rhône. En l'espace de deux semaines, son exploitation a été la cible de plusieurs attaques attribuées au loup. Le 26 mars dernier, l'éleveur découvrait un véritable carnage dans l'un de ses prés : sur un lot de 23 brebis prêtes à agneler, sept ont été égorgées et une huitième a dû être euthanasiée.
Face à cette menace, l'éleveur avait pris des mesures d'urgence en rentrant ses bêtes la nuit et en ne les sortant qu'en journée. Malgré ces précautions, la pression du prédateur n'a pas faibli, culminant avec une nouvelle disparition de brebis le week-end dernier.
Après les brebis, le chien de l'exploitation visé de nuit
La situation a pris une tournure encore plus dramatique dans la nuit de lundi à mardi. Alerté par des jappements inhabituels vers 4h30 du matin, Florent Satre a découvert son chien Zip, un Border Collie de 12 ans, gisant au sol à une trentaine de mètres de la bergerie. L'animal, couvert de sang et présentant de graves blessures, a été transporté en urgence chez un vétérinaire.
À ce jour, le chien est toujours sous perfusion dans un état jugé sérieux. Cette attaque sur un auxiliaire de travail indispensable marque une étape supplémentaire dans l'exaspération des éleveurs locaux. Pour Florent Satre, dont l'exploitation est reconnue par des labels d'excellence (AOP Rigotte de Condrieu et Label Rouge Agneau de l'Adret), le préjudice n'est pas seulement financier, il est aussi psychologique.
La colère monte face au "doute" persistant des autorités
Malgré les relevés des agents de l'Office Français de la Biodiversité (OFB) et plusieurs vidéos attestant de la présence du loup dans le secteur (notamment à Chasse-sur-Rhône, à 10 km de là), le silence ou la prudence excessive des autorités préfectorales attise les tensions. Cette absence de confirmation officielle empêche la mise en place de mesures de protection adaptées et l'obtention d'autorisations de tirs de défense.
La géographie morcelée des coteaux lyonnais rend l'implantation de clôtures électriques complexes, et l'usage de chiens de protection (Patous) est difficilement envisageable dans cette zone périurbaine très fréquentée par les promeneurs. Une réunion de crise est prévue ce soir à Longes entre les autorités départementales et le monde agricole pour tenter d'apporter des réponses concrètes à ce qui ressemble de plus en plus à une impasse.
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Questions fréquentes
Quel est l'état de santé du chien attaqué aux Haies ? Zip, le Border Collie de 12 ans, est actuellement hospitalisé dans un état grave. Il est sous surveillance vétérinaire constante après avoir subi de multiples morsures à proximité de la bergerie.
Pourquoi les chasseurs ne peuvent-ils pas intervenir facilement ? L'éleveur souhaite solliciter des chasseurs pour des tirs de défense. Cependant, les loups sont principalement actifs entre 2h et 3h du matin, et la réglementation actuelle n'autorise pas les chasseurs à utiliser des optiques de vision nocturne pour ce type d'intervention.
Pourquoi le préfet ne confirme-t-il pas la présence du loup ? L'administration attend généralement des preuves ADN ou des expertises définitives avant de classer une zone en "présence permanente". Ce délai est jugé insupportable par les éleveurs qui subissent des pertes quotidiennes.