Dimanche dernier dans l'après-midi, la forêt de Jumièges (Seine-Maritime) a échappé de peu au drame. Un mirador de chasse a été volontairement incendié, provoquant un départ de feu dans une zone boisée très sèche. Par chance, le garde-chasse Julien Gervais est tombé par hasard sur le sinistre alors qu’il se promenait avec un collègue. Leur intervention rapide a permis d’éviter que les flammes ne se propagent à toute la forêt.
Un acte délibéré qui aurait pu tourner au désastre
« Pour moi, c’est clairement un acte anti-chasse. Cela aurait pu être dramatique », confie Julien Gervais au Courrier Cauchois.
Le secteur, situé au pied d’un chemin de randonnée fréquenté, aurait pu devenir le théâtre d’un incendie majeur. « On a déjà connu des miradors renversés, mais brûlés, c’est une première », déplore-t-il. Outre la destruction du matériel, les flammes ont menacé des habitations proches et la faune locale, déjà fragilisée par la sécheresse.
Quand l’idéologie met la nature en danger
Ce nouvel acte de vandalisme s’ajoute à une longue série : miradors détruits, pièges arrachés, panneaux tagués...
Mais cette fois, les conséquences auraient pu être dramatiques. En s’attaquant aux installations cynégétiques, certains militants anti-chasse dépassent la simple opposition idéologique pour tomber dans une irresponsabilité totale, mettant en danger la forêt, les animaux et les riverains.
Une plainte déposée
La société de chasse de Jumièges a déposé plainte. Le monde rural espère désormais que la justice prendra enfin la mesure de ces actes qui se multiplient depuis plusieurs mois. Cette fois, la catastrophe a été évitée de justesse… mais combien de temps avant qu’un drame humain ou écologique ne survienne ?