La progression de la peste porcine africaine franchit un nouveau cap inquiétant sur le continent et pousse les autorités à durcir les contrôles. En avril 2026 l'apparition d'un nouveau foyer d'infection en Italie a convaincu l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires de réagir sans attendre. Le risque de contamination pour le territoire helvétique est désormais qualifié de élevé dans le dernier bulletin épizootique officiel. Cette décision montre que la situation globale se détériore et que les mesures de vigilance doivent être appliquées avec la plus grande rigueur pour éviter l'introduction du virus.
Les nouvelles en provenance des pays voisins n'incitent pas à l'optimisme quant à la maîtrise de la maladie chez la faune sauvage. En Allemagne les autorités ont dû rétablir en urgence des zones d'interdiction dans la région de Saxe alors qu'elles avaient proclamé l'éradication totale de l'épizootie en février dernier. De son côté l'Espagne enregistre également une hausse récente des cas chez les sangliers ce qui devrait déboucher sur un élargissement des restrictions sanitaires dans les semaines à venir. Face à cette dynamique aucun pays ne semble à l'abri d'une réintroduction brutale du pathogène.
Des consignes de biosécurité draconiennes pour les acteurs du monde rural
L'Office fédéral rappelle que le passage du virus de la faune sauvage vers les élevages de porcs domestiques représente un danger permanent. Le virus de la peste porcine africaine se distingue par une résistance exceptionnelle dans l'environnement extérieur et conserve son pouvoir infectieux pendant plusieurs mois dans le sang les carcasses ou les produits carnés. Il est donc formellement déconseillé d'importer de la viande de porc ou de sanglier depuis les zones touchées par la maladie pour ne pas contaminer accidentellement les exploitations helvétiques.
Les chasseurs qui reviennent d'un séjour dans les pays touchés se retrouvent en première ligne du dispositif de prévention sanitaire. Ils ont l'obligation de nettoyer et de désinfecter soigneusement leurs chaussures leurs vêtements ainsi que leur matériel de chasse et leurs véhicules avant de franchir la frontière. Du côté des éleveurs la surveillance doit être totale et le moindre symptôme inhabituel impose un signalement immédiat à un vétérinaire. Pour l'instant les vingt-cinq sangliers analysés en Suisse dans le cadre du dépistage précoce se sont révélés négatifs mais la vigilance reste maximale face à un virus qui progresse à grands pas.